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Sébastien Simon et Yann Eliès sont arrivés dans le bassin Paul Vatine ce matin à 09h40 avant de larguer les amarres de leur IMOCA Arkéa Paprec. D’une même voix, les deux avouaient ne pas avoir bien dormi. « C’est assez habituel pour moi. Mais ce n’est pas antinomique avec le fait de faire une belle performance. Tous les grands champions olympiques vous le diront : « Ce n’est pas parce que tu ne dors pas bien la veille de l’événement que tu ne réaliseras pas de grandes choses le lendemain » rassurait Yann Eliès sourire aux lèvres. 

Pour le départ, des conditions parfaites (nord-ouest d’une vingtaine de nœuds) les attendent, mais rapidement, le duo va devoir gérer des flux faibles et négocier avec l’intense courant (coefficient de 100) sur la route vers la pointe Bretagne. Une première étape avant de devoir choisir, probablement dans la journée de lundi, l’option stratégique qui les mènera vers les Antilles. Une route ouest dans les dépressions hivernales ou une route sud aux allures portantes… L’enjeu sera déterminant à en croire Sébastien et Yann. Il va donc falloir rentrer très vite dans la course et faire les bons choix dès les premières heures de ces 5 800 milles vers Fort-de-France. Pour cela, le duo va compter sur sa complémentarité. 

Sébastien commence à bien connaître son 60 pieds et va pouvoir s’appuyer sur l’expertise de Yann qui s’est vu couronner à trois reprises sur l’épreuve. Il y a deux ans, avec Charlie Dalin, il levait la coupe à l’arrivée à Salvador de Bahia. On sait l’exigence de ce sprint transatlantique et Yann, comme Sébastien, sont prêts à tout donner pour marquer l’histoire de cette 15e édition !

 

 

 

Transat Jacques Vabre - Départ