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Dans une poignée d’heures, Yoann Richomme et Yann Eliès devraient avoir bouclé, la première transatlantique de ce bateau mis à l’eau en février dernier (il y a 7 mois). 2ème au classement de 8 heures, ce samedi matin, les deux skippers doivent batailler pour conserver leur position. Le duo, qui réalise une course de haute volée, promet de tout donner, malgré la fatigue et la pression.

C’est un challenge où il faut savoir retenir son souffle, calmer ses nerfs et veiller à conserver en permanence un maximum de sang-froid. Demain à la même heure, l’issue et le podium de la Transat Jacques Vabre seront connus mais pour l’instant, c’est l’absence de certitude et le suspense qui priment. Une course aux places d’honneurs est engagée et Paprec Arkéa en fait partie, s’imposant depuis le début de cette Transat Jacques Vabre comme l’un de ses leaders. 

Yoann Richomme et Yann Eliès ont dû s’employer pour conserver leur 2e position derrière For People mais ce n’a pas été aisé. « Les dernières 24 heures ont été très intenses en termes de rythme », reconnait Yoann dans un message envoyé au cœur de la nuit. Et à ce jeu-là, tout se joue sur des détails. Vendredi, Paprec Arkéa tente un décalage pour trouver une bascule de vent. Un choix audacieux, certes, sauf que « la bascule n’est jamais venue ». « On a perdu toute notre avance sur For The Planet (actuellement 3e) et on aurait pu perdre plus », explique Yoann.

« On se donne encore plus ! »

Il faut donc faire preuve d’une détermination sans faille pour résister. La délivrance de l’arrivée, et le bonheur de retrouver leurs proches et les douceurs de la terre se rapprochent. « On est à 24, 25 nœuds de moyenne, la vie est dure à bord, souligne Yann. Les conditions moites et humides à bord, ça use ». Il convient également de composer avec la concurrence : ce samedi matin à 8 heures, For The Planet (Sam Goodchild et Antoine Koch) pointaient à 7 milles derrière Paprec Arkéa.

 

La suite, après un dernier empannage vers la Martinique, la stratégie du duo est de gérer le mieux possible la pression du vent pour optimiser la vitesse au maximum. La tension et la fatigue sont prégnantes. Mais Yoann se veut optimiste et positif : « même si ça tire sur le système, on sait que c’est la fin donc on se donne encore plus ! »