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Un peu plus d’un mois après la mise à l’eau de son nouveau bateau et à l’issue des premières sorties en mer, l’enthousiasme est de mise au sein de l’équipe Paprec Arkéa. S’il faut se garder de toutes conclusions hâtives, les impressions de Yoann Richomme sont particulièrement positives. Il évoque un bateau « doux et confortable », et lui a même trouvé un surnom – « la machine à sourires ».

Les navigations se poursuivent donc avec toujours le même engouement et le soutien inconditionnel de toute l’équipe technique.

L’enthousiasme aperçu lors de la mise à l’eau il y a cinq semaines est toujours là et l’envie de tout donner aussi. Depuis, l’équipe technique de Paprec Arkéa n’a pas relâché ses efforts, d’autant que la marche à suivre était particulièrement dense. Au programme : installation et réglage du gréement, mise en tension, calibration de l’électronique, multiples tests de jauge… « Toute cette batterie de tests est essentielle pour mesurer la stabilité du bateau, assurer la mise sous charge et vérifier les systèmes, explique Yoann Richomme. Le niveau de finition du bateau est tel que ça nous a permis de passer ces étapes facilement et sans rien à signaler ». 

 

« Ce que l’on avait imaginé derrière nos ordinateurs semblent se confirmer sur l’eau »

 

Ensuite, place aux navigations ! Yoann et son équipe ont pu prendre le large à plusieurs reprises à la barre de Paprec Arkéa dans des conditions le plus souvent intéressantes, entre 15 et 20 nœuds de vent. À chacune d’elles, des responsables des pôles d’expertises (gréement, électronique, design) étaient présents à bord. 

 

 

Ça permet de vérifier un maximum d’éléments à chaque sortie en mer.

Pour moi, c’est aussi très agréable. Je peux passer moins de temps sur le pont et aux manœuvres et être davantage à la barre

 

Une façon d’appréhender en douceur le comportement du bateau. Et pour l’instant en la matière, tous les voyants sont au vert. « Je me suis tout de suite senti très à l’aise à bord, très en confiance et en sécurité », reconnaît le skipper. Yoann poursuit, sourire aux lèvres : « ce qui est particulièrement agréable, c’est d’avoir la sensation que notre IMOCA soit à ce point doux et confortable, sans arrêts brutaux ». Le marin se dit « chanceux » de pouvoir disposer d’un bateau « aussi abouti ». 

 

« C’est plaisant de constater au quotidien le travail impressionnant de l’équipe technique. Ça me permet de commencer à rentrer en douceur dans un mode de compétiteur ». Certes, le fait de ne pas s’être mesuré aux autres rend pour l’instant impossible toute forme de comparaison. Mais l’essentiel est ailleurs. « Le bateau est très agréable, il se maîtrise bien et offre une fluidité qui ressemble presque à un dériveur… C’est impressionnant ! Ce que l’on avait imaginé derrière nos ordinateurs semblent se confirmer sur l’eau. 


 

On l’a déjà renommé « la machine à sourires » et on a tous les jours envie de retourner en mer

 

Les navigations vont s’enchaîner encore ces prochains jours, notamment avec les architectes qui ont été impliqués dans ce projet, « afin qu’ils puissent constater concrètement le fruit de leur travail ». La montée en puissance sera progressive ensuite avec un premier stage au Pôle France à Port-La-Forêt le 18 avril puis la première course officielle de l’IMOCA Paprec Arkéa, la Guyader Bermudes 1000 Race dont le départ aura lieu le dimanche 7 mai prochain à Brest. 

 

 

 

Si Yoann aborde ces prochaines étapes avec sérénité, c’est parce qu’il peut s’appuyer sur une équipe d’experts particulièrement investis.

 

 

 

Je suis très admiratif du travail qui a été réalisé par toute l’équipe, insiste-t-il. On a la chance d’avoir un bateau extrêmement plaisant, avec une base très saine et fonctionnelle.
Nous allons pouvoir commencer à nous focaliser sur la performance