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Pour la première fois depuis la mise à l’eau du bateau, en février dernier, Yoann Richomme s’est élancé dans une course en étant seul à bord. Au programme : 3 500 milles (6 482 km) dans l’Atlantique Nord entre Fort-de-France et Lorient. Malgré des conditions faibles au départ, Paprec Arkéa s’est vite placé dans le groupe de tête. Ce vendredi matin, à 7 heures (heure de métropole), Yoann filait plein Nord à une quinzaine de nœuds et pointait à la 5e place du classement. 
 

Depuis hier, Yoann Richomme a replongé dans les joies de la compétition. Une première en solitaire à bord de Paprec Arkéa qu’il a abordé avec maîtrise. D’ailleurs, il confiait « avoir passé une bonne nuit, ce qui n’est pas rien dans une phase de pré-départ ». Cette sérénité, le skipper la doit en grande partie au travail réalisé par l’équipe pour préparer l’IMOCA depuis l’arrivée de la Transat Jacques Vabre (2e). « Ils m’ont livré un bateau en super état, j’ai hâte de les retrouver à Lorient ! »

 

 

Aux avant-postes dès les premiers milles 


Mais avant il y a une course et un océan à traverser. Ça a donc commencé hier, en milieu de journée (12h en Martinique, 17h en France). Trente skippers se sont élancés dans un alizé de 6 à 9 nœuds. Cela n’a pas empêché Paprec Arkéa de se hisser aux avant-postes dès les premiers milles et de pointer dans le paquet de tête au passage du Rocher du Diamant. « On est parti dans la molle, les grains, sous le vent de l’île... C’était un super spectacle. Un peu usant mais très sympa à vivre ! »  
 

De quoi faire presque oublier que Yoann dispute sa première course en solitaire à bord de Paprec Arkéa. « C’est physique de remonter plusieurs fois les foils », s’amuse-t-il. Néanmoins, tous les voyants sont au vert : « manœuvres plutôt réussies, voiles rangées, bateau bien configuré », résume-t-il. Ces dernières heures, il s’est affairé à effectuer plusieurs virements de bord avant de filer vers le Nord et de débuter « une sacrée course de vitesse ». 

 

 

« On va avoir deux jours à mettre cap plein Nord. Il n’y aura pas de manœuvres conséquentes à faire, seulement quelques changements de voile ». À 7 heures (heure de métropole), Yoann progressait à une quinzaine de nœuds de moyenne. Le skipper de Paprec Arkéa pointait à la 5e place, à seulement 13,5 milles du leader, Jérémie Beyou (Charal). Le ton est donné : Yoann s’inscrit déjà comme un acteur à part entière de cette transatlantique en solitaire.